BALADE CRÉATIVE SUR LE SITE DU MUSÉE DE VILLÈLE

 

À l’occasion du 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage, le musée de Villèle accueille sur son site, deux nouvelles sculptures qui intégrent les collections du musée et sont installées dans les jardins et à la Chapelle Pointue.  

« Trois frères  »

De Sandrine Plante-Rougeol, 2015

Sculpture, terre cuite, cuir, métal

Installée à la Chapelle Pointue, Villèle

 

L’œuvre évoque la révolte de Saint-Leu de 1811 et représente trois des esclaves condamnés. « Le premier, à gauche, le plus ancien, rebelle aux oreilles coupées, frappé et désespéré s’appuie simplement sur l’épaule de son frère ; celui du centre a la rage au ventre, il ne cédera pas jusqu’au dernier souffle, pour les siens, sa famille ; le plus jeune, pourtant le plus grand et fort, n’avait pas imaginé que cela tournerait mal... Je ne suis pas nourrie de haine et de vengeance, j’inscris dans la terre crue de chacun de mes esclaves un message d’amour, de force et de dignité ». Sandrine Plante-Rougeol.

« Bann’ Marronèr »

de Nathalie Maillot et Nelson Boyer, 2014

Sculpture/installation, ferraille, grillage, cellulose, peinture, encaustique.

Installée dans le jardin du musée de Villèle

 

« Un Marron dans la végétation, qui observe le domaine de Madame Desbassayns. Nous avons voulu symboliser tous les insurgés qui n’acceptent pas la domination des maîtres sur leur existence et qui pour survivre, vont en marronnage, le seul moyen pour eux de vivre libre. Le gigantisme de l’œuvre est une représentation de la force mentale des Marrons ». Nathalie Maillot et Nelson Boyer.